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«
Seuls
ceux qui ont vécu entre ces murs
ont connu le prix de la
liberté. »
C’est une des
citations que vous pourrez lire sur les murs de la maison des
esclaves. Après une vingtaine de minutes de
traversée
depuis Dakar, vous mettrez les pieds là où
des millions d’êtres humains attendaient leur
départ vers les Amériques pour y être
retenus en esclavage dans les plantations … A votre arrivée,
vous pénétrez dans la Maison
des
Esclaves, véritable symbole de la traite
négrière. Au rez-de-chaussée
se faisait le tri, par sexe, âge et poids. La
cellule des «inaptes temporaires» regroupait les
captifs
pesant moins de 60 kg, engraissés jusqu’à
ce qu’ils atteignent le poids requis. Après avoir
été
parqués dans des cellules, tous suivaient le long
couloir menant à la mer pour franchir la porte du
«voyage
sans
retour».
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le de Gorée
Là des navires les embarquaient en
direction des Amériques … Telle est l’histoire
que nous a racontée le conservateur de
la Maison des Esclaves, l’histoire de la traite des noirs à
Gorée.
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Il semblerait que le rôle de cette
«esclaverie»
ait été surestimé,
sa proximité avec
Dakar ayant peut-être pesé pour faire de ce site,
plus que de tout autre, le haut-lieu de mémoire de
l’esclavagisme.
L’esclavage, quant à lui, a bel et bien
existé et existe toujours, ici ou ailleurs,
et en visitant la
maison des esclaves il est bien difficile de ne
pas ressentir à cette pensée
un immense sentiment de malaise.
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