Femmes

Les femmes se lèvent tôt, avant tout le monde. Au village, il n’y a pas l’eau courante, elles commencent donc par puiser l’eau, nettoyer la vaisselle et préparer le “monaye” (bouillie de mil). Elles doivent aussi arroser le jardin, où elles cultivent les légumes de tout le village. Puis, c’est le départ au marché avant de se mettre à la cuisine pour le midi (préparer le feu de bois, éplucher les légumes…). Un peu de repos après le repas et c’est reparti! Il faut fendre le bois, piler longuement le riz, le mil…, faire la lessive, s’occuper des enfants, faire le dîner… De longues journées épuisantes…
Mais les femmes savent s’organiser, elles accomplissent ensemble toutes ces tâches. Elles gèrent aussi une caisse commune d’argent qui pourra servir aux soins de leurs enfants, à l’achat d’ustensiles de la vie quotidienne… Plus que les hommes, elles accordent de l’importance à la prévention médicale… Pas étonnant que l’on dise :
« les femmes sont l’avenir de l’Afrique! »

foyer

Foyer des jeunes :

Ce fut le premier projet, avec les jeunes du village. Il accueille salle de spectacle, salle de réunions, salle de couture, bibliothèque, salle d’étude… Seule la salle de spectacle est opérationnelle, les jeunes disposent d’un groupe électrogène et d’une sono leur permettant d’organiser des soirées, dont les bénéfices sont réinvestis pour la santé, l’éducation ou l’ASC (association sportive et culturelle). Rencontres de football ou représentations théâtrales permettent de créer et entretenir des liens importants entre les villageois et de régler des conflits intergénérationnels. Les jeunes exposent aux anciens, à travers les pièces de théâtre, leur ressenti sur des sujets tels que mariage arrangé, santé, exode rural …

Funana :

C'est une danse à deux,
collés, serrés, sur un rythme des îles du Cap-Vert. 

Selon les experts,
«n’y a pas de meilleure traduction que l’émoi, ce trouble qui naît d’une émotion sensuelle».

Fambondy :

Personnage mythique de la culture casamançaise, il est habillé d’une tenue en fibres végétales et pousse des cris aigus pour annoncer son passage. On dit aussi qu’il peut voler avec ses sabres et se déplacer très vite. Il fait fuir les femmes et les enfants, les tape et les fait marcher à genoux. Cet étrange personnage, qui rôde au village pendant le mois de la circoncision, voit la part de mal (sorcellerie, mauvaises intentions…) que portent en eux les hommes et se charge de l'expulser en rouant de coups ses victimes. suiteFaisant très peur aux villageois, il fait plutôt rire les occidentaux, incrédules jusqu'à ce qu'ils le rencontrent une nuit, 

au retour de Bignona… Quand la légende devient réalité … !

Falméré :

Petit village de Casamance, à 5kms de Bignona et à 400 de Dakar, une journée de route en car. On y compte 500 habitants environ, des diolas surtout, beaucoup d’enfants, une population très jeune, qui vit surtout de la culture du riz.