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Association Guinéenne d'aide aux URémiques

AGUR : association des médecins néphrologues guinéens pour la prise en charge de l’insuffisance rénale en Guinée
AGUR-France : partenaire d'AGUR en France. Sa mission est de lui apporter un soutien logistique et financier.

Dans le service de néphrologie–hypertension artérielle de l’hôpital de Donka, à Conakry, capitale de la République de Guinée, plus de 50% des décès sont en rapport avec une insuffisance rénale, le plus souvent chez des patients de moins de 40 ans. Ce service est le seul spécialisé en néphrologie pour tout le pays. La Guinée (plus de 9 millions d’habitants) ne compte actuellement que 3 médecins néphrologues, tous à Conakry. C'est pour faire face à cette situation critique qu'a été créée en 1999, à Conakry, l'Association Guinéenne d'Aide aux Urémiques (AGUR).

1ere dialyseL’ hypertension artérielle et le diabète sont responsables de plus de la moitié de ces insuffisances rénales. Le dépistage et la prévention de ces maladies permettraient de diminuer de façon significative leurs risques dans la population. Mais ce vaste chantier supposait des conditions et des moyens difficiles à réunir. C’est pourquoi les efforts conjoints d’AGUR et AGUR–France se sont d’abord focalisés sur la mise en place du traitement par dialyse avec l’ouverture, en 2001, du centre associatif de dialyse de Gbessia, à Conakry. Grâce au don de matériels et à la formation sur place des personnels, par des professionnels venus de Nantes (France), une équipe médicale et paramédicale était opérationnelle et disposait de 4 postes d’hémodialyse en mars 2001.

Avant cette date, les malades qui en avaient les moyens (une infime minorité) étaient traités à l’étranger, les autres décédaient. Depuis, le ministère guinéen de la Santé, s’appuyant sur la compétence acquise, a favorisé la création d’un nouveau centre de dialyse à l’hôpital de Donka. Ces 2 centres fonctionnent en complémentarité, l'Hôpital prenant en charge les cas chroniques, et le Centre associatif de Gbessia traitant les cas aigus.

L'intérêt des autorités guinéennes étant acquis, c'est avec leur coopération qu'en mars 2008 un premier atelier de formation à la prévention des maladies rénales a réuni 21 participants, dans la ville de Kindia. Cette session démarre un cycle qui doit aboutir à la constitution d'un réseau national de professionnels formés à la prévention et au dépistage du diabète et de l'hypertension. Cette initiative ouvre de larges perspectives d'espoir pour les populations, car le traitement par dialyse reste d'un coût élevé, hors de portée du plus grand nombre malgré les efforts financiers du ministère guinéen de la Santé.